Lexique · 33 définitions

Lexique de la location courte durée

Nuitée, taux d’occupation, iCal, taxe de séjour : les mots que vous croisez quand vous louez un logement à la nuit, définis simplement et regroupés par thème. Les définitions juridiques donnent des repères généraux ; pour votre situation, renseignez-vous auprès de votre mairie ou sur service-public.gouv.fr.

Les bases

Nuitée#
Une nuitée est une nuit passée par une personne dans un hébergement touristique. C’est l’unité de mesure de la fréquentation : la statistique publique (Insee) compte le nombre total de nuits passées par les clients, si bien que deux personnes qui restent trois nuits représentent six nuitées. C’est aussi la base de la taxe de séjour, due par personne et par nuit. Dans le langage courant des hôtes, la nuitée désigne plus simplement une nuit louée, quel que soit le nombre de voyageurs : on parle alors du prix de la nuitée, c’est-à-dire du prix d’une nuit.Voir aussi : Fixer le prix d’une nuit · Taxe de séjour
Séjour (réservation)#
La période pendant laquelle un voyageur occupe le logement, de la date d’arrivée à la date de départ. Un séjour du 10 au 14 compte quatre nuits : la nuit du jour de départ n’est pas louée. Chaque séjour entraîne un ménage, un passage de linge et un accueil, quelle que soit sa durée.
Location courte durée#
Location d’un logement meublé pour quelques nuits ou quelques semaines, le plus souvent à des voyageurs de passage, par l’intermédiaire de plateformes comme Airbnb, Booking ou Abritel, ou en direct. En droit, on parle de meublé de tourisme.Voir aussi : Meublé de tourisme
Location saisonnière#
Location d’un logement meublé à une clientèle de passage pour une durée limitée. Un même client ne peut pas occuper le logement plus de 90 jours consécutifs à ce titre. L’expression est souvent employée comme synonyme de location courte durée ou de location de vacances.
Meublé de tourisme#
Selon le Code du tourisme, villa, appartement ou studio meublé, à l’usage exclusif du locataire, offert à la location à une clientèle de passage qui y séjourne à la journée, à la semaine ou au mois et qui n’y élit pas domicile. C’est le cadre juridique de la plupart des locations courtes durées, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou d’une résidence secondaire.Voir aussi : Déclaration et numéro d’enregistrement
Résidence principale#
Le logement que vous occupez au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure. Que vous en soyez propriétaire ou locataire, c’est l’usage qui compte. Louée en meublé de tourisme, elle est soumise à un plafond de jours de location par année civile.Voir aussi : La règle des 120 nuits · Compteur 120 nuits
Résidence secondaire#
Un logement qui n’est pas votre résidence principale : maison de vacances, appartement acheté pour être loué, logement occupé une partie de l’année. Sa mise en location en meublé de tourisme doit être déclarée en mairie et, dans certaines communes, demande en plus une autorisation de changement d’usage.Voir aussi : Changement d’usage

Règles et démarches

Règle des 120 jours (règle des 120 nuits)#
Une résidence principale louée en meublé de tourisme ne peut pas l’être plus de 120 jours par année civile, du 1er janvier au 31 décembre, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou force majeure. Le plafond est contrôlé dans les communes qui ont mis en place l’enregistrement, et une commune peut l’abaisser, sans descendre sous 90 jours. Toutes les plateformes et les locations en direct s’additionnent.Voir aussi : Le guide complet · Compteur 120 nuits gratuit
Déclaration en mairie et numéro d’enregistrement#
Louer un meublé de tourisme suppose de le déclarer à la mairie de la commune où il se trouve ; pour une résidence principale, la déclaration n’est aujourd’hui demandée que dans certaines communes. Là où l’enregistrement est en place, la déclaration donne un numéro de 13 caractères qui doit figurer sur chaque annonce. Les règles évoluent : vérifiez-les auprès de votre mairie.
Taxe de séjour#
Taxe instituée par la commune ou l’intercommunalité, qui en fixe la période et le tarif dans une fourchette nationale. Au régime « au réel », elle est payée par le voyageur, par personne et par nuit, en plus du prix du séjour, puis reversée à la collectivité par l’hôte ou par la plateforme qui l’a collectée. Les mineurs en sont notamment exonérés. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour le tarif et le mode de collecte.Voir aussi : Nuitée
Changement d’usage#
Autorisation que certaines communes, notamment les grandes villes, exigent avant de louer en meublé de tourisme un logement qui n’est pas votre résidence principale. Elle peut être soumise à des conditions, voire à une compensation. Les règles sont fixées localement : consultez votre mairie avant de vous lancer.
Classement en meublé de tourisme (étoiles)#
Démarche facultative qui attribue au logement une catégorie de 1 à 5 étoiles, après la visite d’un organisme accrédité, sur la base d’une grille nationale de critères. Le classement est valable cinq ans et peut avoir des effets fiscaux, sous conditions.
LMNP (loueur en meublé non professionnel)#
Statut fiscal de la personne qui loue des logements meublés sans être considérée comme loueur professionnel. Les revenus de la location meublée relèvent alors des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers. Le régime d’imposition et les éventuelles cotisations dépendent de votre situation : renseignez-vous auprès des services fiscaux ou d’un professionnel.

Plateformes et calendriers

Plateforme de réservation#
Site qui publie votre annonce, reçoit les réservations et encaisse les paiements des voyageurs, comme Airbnb, Booking.com ou Abritel. En échange, elle prélève une commission. Beaucoup d’hôtes publient le même logement sur plusieurs plateformes à la fois.
Commission de plateforme (frais de service)#
La part du montant d’une réservation que la plateforme conserve. Selon la plateforme et la formule choisie, elle est prélevée sur l’hôte, sur le voyageur ou partagée entre les deux. Le taux exact figure dans votre espace hôte et sur vos relevés de versements.Voir aussi : Calculer sa rentabilité
Annonce#
La page qui présente votre logement sur une plateforme : titre, photos, description, équipements, règlement intérieur, prix et calendrier. C’est elle qui donne envie, ou non, de réserver.Voir aussi : Améliorer son annonce · Réussir ses photos
iCal (lien iCal, fichier .ics)#
Format standard d’échange de calendriers. Chaque plateforme fournit un lien iCal d’export qui liste les dates réservées ou bloquées de votre annonce ; vous l’importez sur une autre plateforme pour qu’elle bloque les mêmes dates. Le lien transmet des dates, pas le détail des réservations, et chaque plateforme le relit à son propre rythme.Voir aussi : Synchroniser ses calendriers
Synchronisation des calendriers#
Le fait de relier les calendriers de vos différentes plateformes, généralement par des liens iCal, pour qu’une date réservée sur l’une soit bloquée sur les autres. La mise à jour prend un certain délai, qui dépend de chaque plateforme.Voir aussi : Synchroniser ses calendriers
Double réservation (surréservation)#
Deux réservations acceptées pour les mêmes nuits, le plus souvent sur deux plateformes différentes, lorsque la seconde est arrivée avant que la synchronisation des calendriers ait bloqué les dates. Il faut alors annuler l’une des deux, avec les pénalités que la plateforme peut appliquer.Voir aussi : Limiter le risque
Durée minimale de séjour#
Le nombre de nuits en dessous duquel vous n’acceptez pas de réservation. Elle limite le nombre de ménages et de rotations, mais peut aussi laisser des nuits isolées invendues entre deux séjours. Beaucoup d’hôtes la font varier selon la saison et le jour d’arrivée.Voir aussi : Fixer le prix d’une nuit
Avis voyageur#
L’évaluation laissée par un voyageur après son séjour, généralement une note et un commentaire, publiée sur l’annonce. Sur la plupart des plateformes, l’hôte peut y répondre publiquement.Voir aussi : Répondre à un avis négatif
Superhôte#
Statut attribué par Airbnb aux hôtes qui remplissent des critères fixés par la plateforme, portant notamment sur les avis, la réactivité et les annulations. Il est réévalué régulièrement et ses critères peuvent changer : consultez-les dans votre espace hôte.
Conciergerie#
Prestataire qui gère tout ou partie de la location pour le compte de l’hôte : remise des clés, ménage, linge, échanges avec les voyageurs, parfois l’annonce et les prix. Elle se rémunère en général par un pourcentage des revenus ou par un forfait, à intégrer dans le calcul de rentabilité.Voir aussi : Simulateur de rentabilité

Prix et rentabilité

Prix moyen par nuit (ADR)#
Le chiffre d’affaires des nuits louées divisé par le nombre de nuits louées, sur une période donnée. Il se calcule hors frais de ménage pour pouvoir comparer les périodes entre elles. En hôtellerie, on parle d’ADR (average daily rate).Voir aussi : Fixer le prix d’une nuit
Taux d’occupation#
La part des nuits louées parmi les nuits où le logement était disponible à la location, sur une période donnée. Exemple : 18 nuits louées sur 30 nuits disponibles donnent un taux d’occupation de 60 %. Les nuits que vous avez bloquées pour vous-même ne comptent pas comme disponibles.Voir aussi : Simulateur de rentabilité
RevPAR (revenu par nuit disponible)#
Ce que rapporte en moyenne chaque nuit disponible, louée ou non : le chiffre d’affaires des nuits louées divisé par le nombre de nuits disponibles. C’est aussi le prix moyen par nuit multiplié par le taux d’occupation. Il permet de comparer deux stratégies : un prix plus élevé avec moins de nuits louées peut rapporter autant, ou plus, qu’un prix bas avec un calendrier plein.Voir aussi : Prix moyen par nuit · Taux d’occupation
Frais de ménage#
Montant fixe facturé au voyageur pour chaque séjour, en plus du prix des nuits, pour couvrir le nettoyage entre deux locations. À ne pas confondre avec le coût réel du ménage, celui que vous payez à un prestataire ou le temps que vous y passez.Voir aussi : Calculer sa rentabilité
Chiffre d’affaires#
Le total payé par les voyageurs pour les nuits et les frais de ménage, avant toute déduction de commission ou de charge. Ce n’est pas ce qui vous reste : pour cela, il faut calculer le bénéfice.Voir aussi : Simulateur de rentabilité
Charges fixes et charges variables#
Les charges fixes se paient chaque mois, que le logement soit loué ou non : loyer ou crédit, énergie, internet, assurance, copropriété, abonnements. Les charges variables dépendent de l’activité : commission, ménage, linge et consommables à chaque séjour.
Seuil de rentabilité#
Le nombre de nuits à louer sur une période pour couvrir toutes les charges fixes, à prix et durée de séjour donnés. En dessous, la période coûte de l’argent ; au-dessus, chaque nuit supplémentaire s’ajoute au bénéfice.Voir aussi : Calculer son seuil avec le simulateur
Prix plancher#
Le prix en dessous duquel vous refusez de louer une nuit, parce qu’elle ne couvrirait plus ce qu’elle vous coûte. Il sert de garde-fou quand vous baissez vos prix en période creuse.Voir aussi : Fixer le prix d’une nuit
Prix dynamique (tarification dynamique)#
Le fait de faire varier le prix de chaque nuit selon la demande : saison, jour de la semaine, événements locaux, délai avant l’arrivée. L’objectif est de vendre plus cher quand la demande est forte et de remplir les nuits creuses sans descendre sous votre prix plancher.Voir aussi : Fixer le prix d’une nuit
Saisonnalité (haute et basse saison)#
Les variations de la demande au fil de l’année. En haute saison, les voyageurs sont nombreux et les prix peuvent monter ; en basse saison, il faut souvent baisser les prix ou assouplir la durée minimale pour louer. Les périodes dépendent de la destination.

À lire aussi

Nuitée n’est affilié à aucune plateforme de réservation. Airbnb, Booking.com et Abritel sont des marques de leurs propriétaires respectifs.